La pourriture des bourgeons sur le lilas due au Phytophtora syringae

Je crains pour l’avenir de mon lilas variété « Katherine Havemeyer ». Comme vous pouvez le constater sur la photo, l’écorce se fissure, éclate et finit par se détacher. J’ai déjà dû couper des branches sèches. J’ai soupçonné le chat qui aurait fait ses griffes, mais je ne l’ai jamais vu faire. Je pense donc à une maladie spécifique au lilas, d’autant plus que j’en ai vu d’autres qui avaient le même symptôme dans la région. Pouvez-vous m’en dire plus ?

Il s’agit d’une affection assez problématique et qui est effectivement loin d’être une rareté sur les lilas, toutes variétés confondues (« Katherine Havemeyer » n’y est pas particulièrement sensible). Elle est parfois dénommée pourriture des bourgeons puisque les premiers symptômes qui se manifestent sur l’arbre sont en général le dessèchement des boutons floraux et des jeunes feuilles en départ de végétation. Suit ensuite la branche entière et, peu à peu, l’arbre complet. L’affection est due à un champignon inféodé au lilas (Phytophtora syringae) – mais qui peut affecter les jasmins. D’autres espèces de champignons du même genre botanique s’installent sur de nombreuses plantes, aussi disparates que les cactus, les tabacs, les tulipes, les rhododendrons et bruyères ou divers conifères comme les Chamaecyparis et autres cupressacées. Il n’y a pas grand-chose à faire sur un arbre adulte puisque le mycélium colonise les vaisseaux qui véhiculent la sève brute et la bloque, empêchant par là une alimentation normale de la plante et son dessèchement. Les dégâts sur les écorces relèvent d’un symptôme secondaire. Jadis, les traitements au cuivre étaient donnés comme présentant une certaine efficacité pour bloquer sa progression. Mais  les préconisations habituelles tournent toutes autour de la destruction de la plante atteinte. Mettez en oeuvre une solution drastique mais moins radicale en supprimant les branches desséchées bien en amont du dépérissement. De fait, la main est aux pépiniéristes-multiplicateurs puisque la lutte repose essentiellement sur l’utilisation d’un matériel de départ – boutures et greffons – indemnes de traces parasitaires. Une bactériose spécifique aux lilas (Pseudomonas syringae) provoque des symptômes assez similaires mais le dépérissement est moins brutal. Les mesures de lutte entre les deux affections sont par ailleurs identiques.

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